Les hommes font des pères, les enfants font des enfants, et les femmes font des familles

Mercredi 8 mars 2017, 8h35

Les journées du mardi – journées de la femme, comme ce 8 mars, ou journées parfaitement ordinaires – étaient, en réalité, toujours pour moi des journées particulières.

Elles marquaient le début de ces interminables semaines-tunnels qui s’étalaient du mardi matin (merci télé-travail) jusqu’au retour de Marc, le vendredi soir, entre 19h00 et 20h00, si tout allait bien et que la SNCF parvenait à faire son job et à me rendre mon mari sans afficher de retards déraisonnables.

Words are dead

Mercredi 8 mars 2017, 7h12

« Words Are Dead », d’Agnes Obel nous berçait, Marc et moi, ce mercredi matin sur le chemin de la gare, alors que nous faisions route en silence vers le départ du Nantes-Paris de 6h49. Le temps pressait, me laissait à peine celui d’embrasser mon mari, à la volée, que je voyais partir chaque semaine, assise derrière le volant, comme une femme forte, comme une épouse qui assume son devoir sans faillir — cette femme que les circonstances m’obligeaient à être — avant d’aller au bureau, auquel j’arrivais avant tout le monde ces jours-là, libérée malgré moi de mon mari pour la semaine.

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