Post Partum

De la qualité de femme à la fonction de mère

De tous les égards à toutes les exigences

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RGO … Oh My God…

Après 9 mois d’attente, le voilà qui arrive dans notre vie. Notre second enfant, et avec lui son petit RGO tout neuf, tant redouté tout au long de ma grossesse et fantasmé dès l’arrivée dans ma chambre à la maternité, où la surveillance de la digestion de ma fille était devenue le métronome de mes journées…

Samedi 8 septembre 2018, 15h31

Reflux

Gastro

Œsophagien

Merde

Après 9 mois d’attente, le voilà qui arrive dans notre vie. Notre second enfant, et avec lui son petit RGO tout neuf, tant redouté tout au long de ma grossesse et fantasmé dès l’arrivée dans ma chambre à la maternité, où la surveillance de la digestion de ma fille était devenue le métronome de mes journées.

Le RGO c’était véritablement pour moi ce qu’était pour la petite Causette le martinet des Thénardier, accroché au-dessus de la cheminée de l’auberge de Montfermeil.

Je l’avais redouté des mois entiers, et avant même la conception de ma fille. J’avais vécu par procuration les RGO de toutes les mères les plus angoissées, épuisées, qui agonisaient sur la toile dans tous les recoins de la blogosphère.

Je connaissais par cœur le résultat de toutes les recherches sur ce sujet, si abondamment référencé par Google, que j’en étais arrivée à la conclusion évidente qu’il semblait avoir été identifié par toutes ses victimes comme la galère ultime qui vous flinguait l’accueil d’un nourrisson.

Et il vous flinguait aussi le moral, la confiance, le sommeil et la conscience, par la même occasion. Parce que de ce simple reflux venait l’œsophagite aiguë, et par-là, c’était toute la sphère ORL qui était menacée, avec en point de mire le spectre des otites à répétitions.

Une vraie saloperie quoi.

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Les hommes font des pères, les enfants font des enfants, et les femmes font des familles

Mercredi 8 mars 2017, 8h35

Les journées du mardi – journées de la femme, comme ce 8 mars, ou journées parfaitement ordinaires – étaient, en réalité, toujours pour moi des journées particulières.

Elles marquaient le début de ces interminables semaines-tunnels qui s’étalaient du mardi matin (merci télé-travail) jusqu’au retour de Marc, le vendredi soir, entre 19h00 et 20h00, si tout allait bien et que la SNCF parvenait à faire son job et à me rendre mon mari sans afficher de retards déraisonnables.

Words are dead

Mercredi 8 mars 2017, 7h12

« Words Are Dead », d’Agnes Obel nous berçait, Marc et moi, ce mercredi matin sur le chemin de la gare, alors que nous faisions route en silence vers le départ du Nantes-Paris de 6h49. Le temps pressait, me laissait à peine celui d’embrasser mon mari, à la volée, que je voyais partir chaque semaine, assise derrière le volant, comme une femme forte, comme une épouse qui assume son devoir sans faillir — cette femme que les circonstances m’obligeaient à être — avant d’aller au bureau, auquel j’arrivais avant tout le monde ces jours-là, libérée malgré moi de mon mari pour la semaine.

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